Notice sur Louis Noisette, agronome.  par M. Rousselon (1849)

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Louis-Claude NOISETTE naquit à Chatillon, arrondissement de Sceaux, le 2 novembre 1772. Son père était alors jardinier chez madame Andrieux, qu'il quitta peu de temps après pour aller diriger les cultures de Brunoy, domaine appartenant au comte de Provence, devenu plus tard Louis XVIII.
Noisette père jouissait alors d'une réputation qui le plaçait au premier rang des j
ardiniers de son époque. Le jeune Louis avait fait ses premiers pas sur les pelouses du parc; les beaux ombrages de ses arbres séculaires avaient abrité les jeux de son enfance, et son imagination, naturellement fort vive s'était exaltée par l'admiration que lui inspiraient les beautés naturelles et artistiques de celle magnifique résidence.
Ces émotions si suaves et si fraîches, qui se renouvelaient, chaque jour, pendant l'adolescence de Noisette, temps ou l'âme s'étonne et s'inquiète, lui inspirèrent dès lors cette ardente passion qu'il a montrée toute sa vie pour les merveilles de la nature végétale, et ce fut avec un goût irrévocablement décidé qu'il commença ses premiers travaux de jardinage, en compagnie de ses frères, et sous la direction de leur père, qui réunissait dans ses attributions toutes les branches, aujourd'hui si distinctes, des pratiques horticoles.

La révolution, qui grondait alors, devait bientôt marquer un arrêt dans la vocation de Louis Noisette. Comme tous les jeunes hommes, il dut payer son tribut au génie de la guerre, et la réquisition le plaça, en 1793, dans le 9e bataillon de Seine-et-Oise, ou il fut fait sergent-major. Incorporé ensuite au 83e de ligne, il parvint a obtenir son congé, et fut aussitôt, en 1795, nommé jardinier du Val-de-Grace, dont il dirigea l'école botanique el les serres. Placé dans la position la plus favorable à ses goûts, il se livra, sans réserve, à sa passion dominante, et montra une ardeur que l'activité qui lui était naturelle portait à un haut degré.
Son temps était entièrement consacré aux travaux manuels,
à l'étude de la botanique et des sciences auxiliaires de I'agriculture, et il trouvait encore le moyen de donner, chaque soir, une ou deux heures à perfectionner son instruction, dont il reconnaissait l'insuffisance. Cette assiduité obstinée lui valut, a juste titre, l'estime de M. Barbier, chirurgien en chef, qui, de protecteur d'abord, devint ensuite son ami; il dut, en effet, ses premiers succès aux conseils et a I'appui de cet homme excellent. Le fléau de la guerre remplissait alors le Val-de-Grace de blessés auxquels la patrie voulut donner plus d'espace pour les promenades de leur convalescence; l'école de botanique fut abandonnée et convertie en préau, et la part des travaux de Louis Noisette fut réduite a la direction des serres, a la culture d'un terrain adjacent et aux soins que réclamait le jardin du collège, aujourd'hui Lycée Henri IV.

Peu de temps après, la place de jardinier du Val-de-Grace fut elle-même supprimée, et les serres et terrain offerts en location ; Noisette n'hésita pas à les prendre à loyer, et des ce moment, qui approche de la fin du XVIIIe siècle, il commença a travailler pour son propre compte.

Studieux, intelligent et d'une activité que nous avons déjà signalée comme extraordinaire, ses cultures prospérèrent; et, vers 1806, il acheta le terrain du Faubourg Saint-Jacques, tel qu'il existe encore aujourd'hui, la partie qui en a été distraite, il y a quelques années, ayant été acquise postérieurement.
C'est la qu'il fonda l'établissement que chacun a pu voir et admirer, et qui, du premier jet, se trouva riche de toutes les plantes remarquables que possédait alors I'horticulture française, entravée par le défaut de relations maritimes.

C'est la aussi que, peu de temps après, le prince d'Esterhazy vint chercher tous les arbres dont il avait besoin pour les immenses plantations qu'il voulait faire sur ses domaines, plus immenses encore.
Frappé des vastes connaissances qu'il trouva dans Noisette, émerveillé des plantes rares, curieuses ou belles que recelaient ses cultures, il lui offrit de diriger les embellissements qu'il avait projetés, e
t lui proposa de l'emmener avec lui dans ses possessions, afin qu'il put juger par lui même des travaux nécessaires. Noisette saisit avec empressement cette occasion de voyager, et ce fut avec ce prince, ou sous ses auspices, qu'il lui rut donne de parcourir l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Bohême, la Pologne, et de visiter les jardins royaux et autres les plus célèbres de ces contrées de l'Europe septentrionale. Il fit faire sur les domaines du prince d'Esterhazy toutes les plantations qu'il avait entreprises, il y fit transporter les plantes qu'il avait choisies pour en compléter l'ornementation. Ses travaux étaient d'une grande importance, il en arrêta les plans, et laissa sur les lieux, pour les conduire à fin, ses deux frères Etienne et Marie.
Il
est remarquable que dans cette famille, qui a compté vingt-et-un enfants, tous les males ont embrassé I'horticulture, tant ce goût y était inné et tant l'exemple de Louis Noisette était entraînant.

De retour à Paris, heureux des nouvelles connaissances qu'il avait acquises dans ce voyage, enhardi par les bénéfices que lui avait valus la confiance reconnaissante de son noble client, il continua, avec la même persévérance, à enrichir son établissement, qui devint le premier de France.

 

Nous venons de faire pressentir la satisfaction du prince d'Esterhazy; qu'il nous soit permis de rapporter, dans leur simplicité, deux anecdotes qui en portent témoignage et que Noisette nous a plusieurs fois racontées.

 

Un jour, ce seigneur, en I'emmenant dans sa voiture pour visiter les jardins de la Malmaison, vint a demander I'heure, et Noisette mit en évidence une modeste montre d'argent; a sa vue, le prince, qui avait aussi tire la sienne, la lui offrit gracieusement, en le priant de la garder en souvenir de lui. Cette montre d'or a répétition, et garnie d'une riche chaîne, a été précieusement conservée par Noisette, qui la portait souvent.
Plus tard, le prince, prêt a partir, se promenait encore dans le même tête-à-tête qui paraissait lui plaire infiniment, lorsqu'il demanda a son compagnon ce qu'il pensait des deux chevaux attelés a sa voiture; la réponse fut flatteuse pour les coursiers, qui, tous deux, traînant un char firent, quelques jours après, leur entrée dans la maison du faubourg Saint-Jacques.

Mais revenons à notre sujet.

La restauration, en rétablissant les relations internationales, permit à Noisette d'aller visiter les cultures anglaises.
Il fut reçu, par les horticulteurs de la Grande-Bretagne avec les égards que lui méritait sa brillante réputation, et, en deux voyages successifs, il en rapporta des cargaisons considérables de nouveaux végétaux et des graines précieuses dont il obtint d'heureux résultats. Ses liaisons dans les classes élevées de la société lui offrirent, en outre, les moyens de recevoir, des contrées les plus éloignées du globe, des plantes inconnues encore, qui apportaient aux amateurs de précieuses jouissances et fournissaient au commerce des sujets d'échange avantageux.

Il acquit alors à Fontenay-aux-Roses, un terrain important dans lequel il établit une école d'arbres fruitiers qui ont été pour lui un objet de prédilection. Les succès qu'il a obtenus dans cette branche si intéressante ont jeté un vif éclat sur sa carrière. Cette pépinière a été vendue en 1836; mais l'école d'arbres a fruits a été transportée a Montrouge, ou une nouvelle acquisition a fourni le terrain nécessaire. C'est la qu'il a recueilli les Poiriers et Pommiers des semis Van Mons, qui lui furent envoyés lors du démembrement du jardin du pomologiste belge.

L'horticulture n'était pas un champ assez vaste pour la vive imagination de Louis Noisette. Il avait, des le début, étudié avec une égale ardeur les grands principes de I'agriculture, et cherché les meilleurs moyens de la rendre profitable. C'est pour mettre en pratique les idées qu'il avait mûries, qu'il acheta, en 1823, une ferme a Misery, près Coulanges-La-Vineuse (Yonne). Nous ne dirons rien des travaux qu'il a fait exécuter, des animaux en grand nombre (bêtes bovines et ovines) qu'il y entretenait; mais nous signalerons les importantes plantations qu'il y a faites, notamment en Peupliers, plantations qui dépassent deux cents milliers d'arbres. Nous ajouterons qu'il a, en outre, planté à ses frais plusieurs kilomètres de chemins vicinaux, pour rendre plus évidents l'utilité et les avantages qu'on trouve à donner aux routes une bordure de végétaux ligneux choisis en raison des circonstances locales.

Il s'était aussi particulièrement occupé d'essais comparatifs sur les diverses espèces ou variétés de céréales, dont il possédait une collection de plus de cent cinquante. Nous devons nous hâter de dire qu'il n'en admettait qu'une trentaine comme complètement méritantes; malheureusement, nous ne sommes; pas en mesure de les signaler nominativement.

Nous venons de montrer Noisette créateur, par son active industrie, de deux établissements remarquables, l'un horticole, l'autre agricole. Le premier pouvait suffire à sa gloire; if lui avait fait une réputation européenne. Elle amenait chez lui cette foule de visiteurs de tout rang et de tous pays qui venaient y puiser le goût de l'horticulture, en admirant ses plus aimables productions. Elle y conduisit, en 1815, les trois souverains du Nord, pendant leur séjour à Paris; et, parmi les médailles obtenues par L. Noisette, on peut voir encore aujourd'hui celle d'argent donnée par l'empereur Alexandre, pour attester sa visite.

 

Il était membre d'un grand nombre de sociétés horticoles et agricoles françaises et étrangères, dont il serait trop long de faire I'énumération. Plusieurs d'entre elles honorèrent ses travaux de leurs distinctions. C'est ainsi que, en 1807, la société d'agriculture de la Seine lui décerna une médaille d'or à l'effigie d'Olivier de Serres, et que la Société horticulturale de Londres lui a donne une grande médaille d'argent en 1817, et trois autres d'un plus petit module en 1821,1823 et 1826.

Enfin, le 8 mai 1840, il reçut la décoration de la Legion-d'Honneur, sur la proposition du ministre de l'agriculture et du commerce; juste récompense d'une carrière si honorablement remplie.

Mais, ce serait cacher les plus beaux titres de Noisette a la reconnaissance de l'horticulture que de nous borner a la simple exposition des principaux événements de sa vie; nous devons quelques détails sur les services particuliers qu'il a rendus a cette science.

Ainsi que nous l'avons dit, ses premiers pas, dans la vocation qu'il avait embrassée, furent guidés par son père, qui cultivait toutes les branches du jardinage; c'est faire connaitre qu'elles étaient toutes familières à Louis Noisette. En effet, il possédait a fond chacune d'elles, et l'art du paysagiste, dans lequel il montrait un goût épuré, lui offrait d'ingénieux moyens de créer les scènes les plus pittoresques, par le rôle qu'il savait assigner a chacun des végétaux grands on petits dont il les composait. Ce tact exquis se retrouvait dans celles d'une grande étendue, comme dans la disposition de ses serres, dont il faisait one imitation en miniature de quelque tableau naturel.

Son jardin du faubourg Saint-Jacques, qu'il a planté d'une manière si remarquable, en est un exemple. La, des serres froides, tempérées et chaudes a divers degrés, offrant un développement de plus de 600 mètres, et toujours pleines des végétaux les plus intéressants du globe, une orangerie, des bâches et des châssis, consacres a la multiplication, composaient le théâtre de ses travaux. Il n'est certes pas un jardin en France qui ne possède quelques-unes des plantes sorties de cet immense laboratoire.

Parmi les arbres de pleine terre, qui ombraient la partie de son jardin la plus rapprochée de l'habitation, se voyaient un grand nombre d'arbres exotiques plantés de ses mains, et dont quelques-uns sont devenus les plus beaux échantillons qui existent sur le territoire français. Nous citerons plusieurs variétés du Robinia pseudo-acacia et styraciflua, le Juglans nigra macrocarpa, le Quercus macrocarpa, I' Ulmus nigra, le Planera crenata, les Populus grandidentata et argentea, le Liquidambar orientale, le Virgilia lutea, le Betula bella, dont M. Poiteau a fait le, Philippodendrum regium, le Cupresus Tournefortii, le Thuya tatarica, les Pins de Riga et laricio, le Cèdre du Liban, etc., etc.

Au nombre des végétaux de serre tempérée, on remarquait un bel Araucaria Dombeyi, deux Araucaria excelsa formes de boutures de branches latérales, et qui, par cette raison, n'ont pas le port droit et verticillé de ce bel arbre, mais dont le prodigieux développement oblique permettait de former par leur réunion, pendant le beau temps, une arcade curieuse au milieu de I'avenue principale de son établissement, et devant laquelle les connaisseurs s'arrêtaient, incertains dans I'appréciation de ces deux végétaux. Les Pinus nepalensis et canariensis en beaux échantillons, des Cupressus australis et pendula, des Eucalyptus, un Hovenia dulcis, des Mimosa. etc., etc., étaient encore de beaux ornements de ses serres tempérées.

Les serres chaudes n'offraient pas moins de végétaux remarquables, tels que plusieurs espèces de Dracaena, des Pandanus utilis et autres, des Palmiers, un Corypha umbraculifera et autres plantes tropicales, parmi lesquelles il s'en trouve d'un développement rare.

Il est encore quelques faits particuliers sur lesquels nous devons arrêter l'attention des amis de l'horticulture.

Le genre Paeonia, aujourd'hui si riche en variétés arborées et herbacées, a reçu l'hospitalité en France, dans les serres de Noisette, en 1797.

 

Les trois premières Pivoines en arbre, les Moutan, papaveracea et adorata rosea ont produit chez lui de nombreuses variétés qui, jointes a quelques nouvelles acquisitions, ont porte sa collection a un haut degré de beauté.

Trois Camellia, qu'il a reçus directement de la Chine, ont été les types d'un grand nombre de variétés qu'il a introduites dans le commerce , et n'ont pas peu contribué à faire rechercher la plante japonaise dédiée au père Camelli. Le Camellia myrtifolia est au nombre de ses introductions.

 

Il avait une fort riche collection de Roses, et c'est a lui que ce genre important est redevable de la belle tribu des Noisettes, dont le type, enfant de la sempervirens, est né dans la Caroline du Sud, d'un semis fait par Philippe Noisette, son frère, qui, ayant reçu du gouvernement une mission pour l'Amérique, s'était établi dans cet Etat.

 

C'est dans son établissement qu'est né, vers 1815, de graines venues directement de l'Inde et qui lui ont été données par M. le docteur Mérat, le premier Rhododendrum arboreum album. Il possédait une fort belle collection de Rosages de serre et de plein air, et des Azalées indiennes et autres fort intéressantes.

On lui doit l'introduction d'un grand nombre de plantes du Népaul envoyées par Wallich, comme Sorbus vestita, qui a paru en même temps (1820) au jardin des plantes, Pyrus nepalensis, Coriaria sarmentosa, Fraxinus floribunda, Olea glandulosa, Acer oblongum, Ligustrum nepalense, Pinus nepalensis, Armeniaca nepalensis, etc., etc. C'est aussi chez lui qu'a fleuri, pour la première fois, le Maclura aurantiaca male, dont on possédait auparavant l'individu femelle.

Il a été l'un des premiers à former une collection de Fraisiers, ou il a admis en grand nombre les Fraises anglaises qu'il a fait connaitre et dont il a possédé les plus belles.

Sa collection de Groseillers épineux était aussi fort intéressante et fort nombreuse; c'est chez lui qu'on a vu les premières variétés a gros fruit que tous les amateurs recherchaient, et qui sont encore aujourd'hui très estimées.

Au reste, celte notice ne peut suffire a rappeler toutes les plantes dont il a enrichi le commerce horticole par ses importations et ses semis. Infatigable dans ses recherches comme dans ses opérations, ne calculant pas la dépense sous les inspirations de son goût dominant et passionne, profondément verse dans la connaissance des plantes dignes d'intérêt, et, par conséquent, très capable d'en apprécier le mérite, il avait toutes les qualités qui font l'horticulteur distingué. L'amour des plantes n'a jamais été pour lui un engouement passager; il les aimait pour elles-mêmes, et, pour ainsi dire, sans préférence. Une nouveauté, quelle qu'elle fut, était toujours la bienvenue ; mais elle ne faisait point oublier ses devancières, pour lesquelles il conservait la même affection. Enthousiaste des oeuvres de la nature, il était, avec toute raison, persuade qu'aucune d'elles n'avait été crée en vain, et souvent il se surprenait a chercher, comme Bernardin de Saint. Pierre, pour les fleurs les moins favorisées, les harmonies qui devaient les dédommager. Jamais il ne reformait de plantes sous prétexte qu'elles étaient passées de mode; leur age dévoilait de nouveaux charmes a ses yeux, et c'est pour cela qu'il aurait voulu posséder des conservatoires assez grands pour voir les beaux végétaux exotiques dans leur développement normal et complet; aussi ne trouvait-on plus que chez lui des plantes disparues du commerce.

Non content de communiquer oralement et par correspondance tous les renseignements de culture demandes a son expérience, il a publie deux ouvrages remarquables : l'un, le Jardin fruitier, 3 vol, in-4°, avec figures, en compagnie du docteur Gauthier; l'autre, le Manuel complet du jardinier- maraîcher, pépiniériste, botaniste, fleuriste et paysagiste, 4 vol. in 8°, fig., et deux suppléments. C'est dans ce dernier qu'il avait inséré le Traite de la greffe que nous reproduisons, et qui a été l'objet de ses études les plus suivies. Il a été longtemps l'un des rédacteurs du Bon Jardinier; et enfin I'on .trouve des articles de lui dans le Dictionnaire d'agriculture de François de Neufchâteau, dans le Journal de la Société d'agronomie pratique, dans les Annales de Flore, l'Agriculteur praticien, etc., etc.

Noisette ne fut jamais marié et ne laisse point, d'héritier direct, Il ne reste plus qu'un frère, Antoine Noisette, établi a Nantes, dont il a dirige le jardin botanique, des soeurs, et un certain nombre de neveux et nièces, Il leur a été enlevé le 9 janvier 1849.

Tel fut L. Noisette; la postérité redira son nom comme nous répétons ceux d'Olivier de Serres, de Bernard de Palissy, de la Quintinie, de Thouin et de tant d'autres illustrations des sciences agronomiques. La gloire de ces bienfaiteurs de l'humanité est moins brillante peut-être que celle des vaillants capitaines qui servent la patrie de leur épée ; mais leurs travaux parviennent a sécher les larmes que la guerre fait répandre, L'histoire, espérons-le, les mentionnera, désormais, pour offrir quelques pages consolantes, en regard de celles que remplit la narration des désordres politiques qui ensanglantent le monde, Pour nous, qui savons apprécier ces travaux si humbles en apparence et pourtant si féconds en résultats heureux, nous placerons le nom de Noisette parmi les plus illustres de ceux dont l'horticulture reconnaissante doit garder le souvenir.

 

 

Extrait des Annales de la Société Centrale d'Horticulture de France, 1849.


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